Le mardi, c’est zombies !

19 Nov

Don't open dead inside

The Walking Dead - © AMC

Un zombie, c’est quand même con comme une pelle. Prenez l’ouverture du dernier épisode de The Walking Dead : on en a un qui crame tout seul en fonçant droit dans un feu de camp, puis 20 secondes plus tard un autre qui tombe du trottoir de façon aussi ridicule qu’un chambérien devant les Halles.

Dans cette saison 4 de The Walking Dead, diffusée depuis le 13 octobre sur AMC (mais ça on s’en tape parce qu’on est en France)(cela dit j’aime bien la grosse voix off « Previously on AMC’s The Walking Dead »)(ça claque quand même plus que « La semaine dernière dans Sous le Soleil sur France 3 »)(le premier qui me fait remarquer Sous le Soleil n’est pas diffusé sur France 3 s’en prend une) et voilà j’ai plus la moindre idée de ce que je disais au début de cette phrase.

Ha oui, j’allais faire une critique acerbe de la dernière saison de The Walking Dead. Reprenons.

Cette saison 4 me déçoit, ma bonne dame. Pourtant j’aime beaucoup The Walking Dead, mais là, nan.  (skill argumentation over 9000).

L’idée générale de la saison (attention spoiler), une épidémie mortelle et contagieuse dans le huis-clos de la prison, est pourtant assez intéressante et a l’intérêt de faire (à nouveau) surgir le danger de là où ne l’attend pas.

Digression : je trouve que c’est un des points les plus intéressants de cette série. Les zombies, censés être l’élément clé du scénario, sont en fait assez rapidement relégués au second plan pour n’être plus qu’un vague décor, et on en tire deux leçons :

  1. L’humain s’adapte à tout, même au pire. Dans la saison 1, le moindre râle au loin donne des palpitations à tout le groupe. Dans la saison 4, c’est plutôt « Oh, a walker. Great. » *soupire et marche dessus dans un bruit de boyau spongieux et de crâne qui se brise* (note à moi-même : ne plus manger devant The Walking Dead).
  2. Dans un monde où les ressources sont limitées, le véritable danger vient le plus souvent des autres survivants, avec au programme trahison, folie, défiance, complots et vices divers. L’Homme est un loup pour l’Homme, tout ça, so deep. Bref, en cas de zombie apocalypse, butte tout le monde au cas où.

Donc cette intrigue de la grippe tueuse s’insère bien dans la logique des saisons précédentes, et pourrait être intéressante. Et pourtant, cette saison 4 ne m’emballe pas.

Déjà, les personnages : une bonne partie de ceux que je trouvais attachants sont morts. Du coup, il reste que les relous qui soulent. Même ceux qui étaient cool jusqu’à maintenant deviennent un peu insipides (genre Glenn et Maggie). Heureusement qu’il reste Daryl et Michonne <3. Hershell est remonté dans mon estime avec sa blague sur les spaghettis dans l’épisode 5. Les nouveaux personnages ne sont pas aussi attachants que les anciens (oui je souffre du Syndrôme du Petit Vieux : « C’était mieux avant ! »), j’arrive même pas à retenir leurs noms.

Ce qui me pose le plus problème dans cette saison 4, c’est le rythme trop lent. C’est un reproche qui avait déjà été fait à la saison 2, cette lenteur, ces discours inutiles, ces pauses interminables à voir Rick regarder dans le vide (ce type est aussi expressif qu’une endive, j’en peux plus). Dans la saison 3, ça s’était amélioré, et les lenteurs avaient souvent un sens : elles renforçaient l’ambiance oppressante, l’aspect inquiétant du Gouverneur, le côté sombre et malsain derrière la façade Bisounours de Woodbury. Mais dans cette saison 4, ça se traîne à nouveau, et on sait pas trop pourquoi. Jusqu’à maintenant :

  • Des gens sont morts (mais on sait pas trop qui c’est donc on s’en fout un peu)
  • Glenn a eu le nez qui coule
  • Daryl et Michonne ont fait les badass, les mecs qui les accompagnaient ont servi à rien
  • Carol est passé en mode psycho et s’est fait dégager (ENFIN)

Pour 5 épisodes de 45 minutes, ça fait quand même pas énorme.

L’épisode 6, Live Bait, s’éloigne de la prison et se concentre sur le grand come-back du Gouverneur, aka Philip, aka Brian.

Suivre le bad guy sur un (ou deux, au vu du teaser de la semaine prochaine) épisode, c’est une idée assez cool, d’autant que le personnage du Gouverneur est complexe et intéressant. Cet épisode a donc relevé le niveau de cette saison, même si les nouveaux potes de Philip-Brian m’ont soulé : c’est quoi ces deux greluches qui savent pas qu’il faut viser la tête et pas faire de calins aux macchabés ?! Et puis c’est UN PEU cliché, la gentille infirmière mère de famille abandonnée qui séduit le héros, et sa petite sœur la tête brûlée flic lesbienne qui jure comme un charretier. Hum.

J’ai bien aimé le passage dans la maison de retraite avec les vieux zombies. Vous avez remarqué que les zombies sont presque toujours des adultes, y a rarement des enfants ou des vieux ? On n’a même jamais vu un zombie bébé, pourtant ça serait cool nan ? Glauque et dérangeant, mais cool.

Je vais donc continuer à regarder cette saison 4, en espérant que le Gouverneur aille secouer un peu les miches de Rick, que Carol ne revienne jamais, et qu’on voit un bébé zombie.

Sinon, rien à voir, mais est-ce que vous aussi vous toussez quand vous mangez des clémentines ?

6 Responses to “Le mardi, c’est zombies !”

  1. El pepino oculto 21/11/2013 at 23:34 #

    Y’a un zombie bébé dans le remake de “Dawn of the dead”. Et oui… c’est particulièrement perturbant…

    Ne mange pas trop de clémentines, tu peux en faire une overdose.

    • lofromthevoid 23/11/2013 at 21:55 #

      Ha ouais, j’ai trouvé la scène sur YouTube. Ce pauvre enfant ne fait pas long feu…

  2. Clément 24/11/2013 at 11:39 #

    Ça me le faisait aussi avant ! J’ai trouvé la solution, il faut les éplucher avant de les manger.

    • lofromthevoid 24/11/2013 at 15:03 #

      C’était donc ça…

  3. Zboob 03/12/2013 at 21:48 #

    Moi ce que j’ai adoré dans la maison de retraite, c’est la petite vieille en fauteuil qui ne se lève pas… C’est amusant de constater qu’un mort paralysé (enfin on va supposer pour le fun) peut revivre mais pas remarcher (feuque la logique) ! “Quelle type de sorcellerie est-ce ?” comme le dit ma chère amie la voix de google translate http://translate.google.fr/#en/fr/what%20kind%20of%20sorcery%20is%20this%20%3F (cliquer sur “écouter” pour se délecter de cette voix douce et tendre…)
    D’ailleurs, je ne sais pas si tu connais la série anglaise Dead Set constituée d’une brève saison de 5 épisodes… Mais dedans, il y a un zombie paraplégique qui reste effectivement coincé dans son fauteuil, dès le 1er épisode (si mes souvenirs sont bons)

    • lofromthevoid 03/12/2013 at 22:07 #

      Je me suis fait exactement la même remarque, je m’attendais à un grand moment “Lève toi et marche”, et en fait que dalle.

      Genre Dead Set c’est des zombies avec l’accent anglais ? Neeeeed.

      Très sexy, la voix Google Translate. Belle découverte. http://translate.google.fr/#en/fr/thanks%20bro

Leave a Reply

UA-45789538-1