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28 May

Dieux en colère

Et elle laisse les mains vachement douces

Salut les Musclés !

Je ne poste jamais ou presque. Je ne peux pas le nier. C’est un fait.
(j’en ai pris conscience quand une traîtresse infâme qui se dit mon amie m’a avoué s’être désabonnée de mon flux RSS tellement il ne s’y passait rien)(j’en ai pleuré toute la nuit)(non, je ne donnerai pas de nom, cette personne abjecte se reconnaîtra)(n’insistez pas)(mais dire que j’ai pris l’avion pour venir te voir, Nadège, dire que j’ai parlé allemand pour toi, vraiment, tu ne mérites pas mon amitié.)

Mes admirateurs (vous, donc), me réclament à corps et à cris, en rafraîchissant la page d’accueil de Queen of the Void toutes les 14 minutes dans l’espoir d’un miracle. (Ne niez pas. Google Analytics me l’a dit.)

Le problème, c’est que je commence 120 posts, et que je ne les finis jamais, ou alors tellement longtemps après que c’est devenu has been, complètement hors sujet avec l’actualité, et ça tomberait comme un cheveu sur la soupe.
Genre, j’en ai écrit un sur la Manif pour Tous – sauf que je l’ai fini 1 mois plus tard. Du coup, si je l’avais posté, j’aurais eu l’air de la fille qui débarque après la bataille.
Alors je le garde, et je dois avouer (honte ! honte!) que je me retrouve à espérer secrètement qu’ils refassent une Manif pour Tous, pour pouvoir publier mon bel article sur le champ, comme ça vous vous diriez « Ho, cette Queen of the Void, quelle réactivité cinglante, quel vif esprit d’à-propos, j’ai envie de lui offrir mon corps et/ou de lui envoyer des sous »

Mais j’ai l’impression de jamais avoir le temps. Il me faudrait des journées de 92 heures pour pouvoir faire tout ce que je veux. J’envisage de déménager sur Namek.
Là, par exemple, je vous écris, mais c’est pas parce que j’ai rien de mieux à faire, un jeudi soir à 23h08. Non. C’est parce que je suis coincée à attendre que le ***** de gâteau que j’ai mis au four il y a déjà un bail veuille bien achever sa cuisson de façon homogène et élégante (comprendre : arrêter d’être cru d’un côté et carbonisé de l’autre).

J’étais donc en train de bailler et brailler devant mon four, quand je me suis dit « Tiens! Profitons-en pour poster un petit billet! » – et c’est là que j’ai retrouvé tous les trucs que j’ai commencé, à un moment ou à un autre, et jamais postés.

Après dix-sept secondes de perplexité, je me suis « Au diable l’ordonnancement et la chronologie, ce blog génère de l’entropie, foutons un peu le boxon ! »

En plus, dans une heure, je prends un an dans les dents. (d’où le gâteau, tu as compris tout seul, tu es intelligent.)

Tout ça pour dire, cher lecteur, chère lectrice, pour fêter avec toi le souvenir de mon auguste venue au monde, je t’offre 3 trucs n’ayant rien à voir avec rien, dans le désordre le plus total.

Un jour, j’ai fait du tri dans mes vêtements…

…tout en me parlant à moi-même. Voici la conversation que nous avons eu :

– C’est quoi ce truc, là ?
– Bah, mon pull glam rock.
– …
– Quoi ?
– Jette.
– *couinement indigné* Jeter mon pull glam rock ?! Nan mais ça va pas mieux toi !
– Mais il est hideux !
– Pas du tout ! Il est fab !
– Oh, please…
– Quelle mauvaise foi ! Tu l’adores ce pull. TMTC bitch.
– Mais pas du tout !
– Mais si ! Tu dis qu’il est moche juste parce que ta meuf a dit qu’il était moche.
– …oui bah peut-être, mais en y regardant à deux fois, elle a pas tort.
– Moi qui croyais que nous étions un esprit libre, indompté… Alors qu’en fait nous ne sommes qu’un mouton, une âme faible, influençable, perméable à la moindre critique… C’est bien triste.
– N’importe quoi ! Tu sais ce qui est triste ? Ecouter Radio Autoroute seul chez soi, pour avoir l’impression de partir en vacances.
– C’est pas faux…
– Ou les gens qui sortent leur chien à 7h du matin, en pyjama, sous la pluie.
– Oui, aussi.
– Ou ce truc que j’ai lu dans Psychologie Magazine  : une personne sur dix-huit prend un antidépresseur dans le Limousin.
– Hihi, nan mais ça c’est drôle, quand même, un peu… Le Limousin quoi…
– Ou encore casser sa théière préférée, celle qui a le lot de tasses assorties : se retrouver avec 6 tasses orphelines sur les bras à 25 ans, c’est triste.
– Oui bon ça va, on a compris là.
– Non, t’as pas compris. Attendre un an pour la suite de Game of Thrones, c’est triste. Dire que le Pepsi a le même goût que le Coca, c’est triste. Les municipalités de droite qui changent la programmation des théâtres, c’est triste. Le parution d’un nouveau Marc Lévy, c’est triste. Mais se débarrasser d’un vieux pull qu’on ne met jamais parce qu’on réalise qu’il ressemble à rien, c’est pas triste du tout ! Et tiens, tu parles d’esprit libre, mais rester attachée des années à un vieux truc en laine tout chelou, c’est être libre et indompté, peut-être ?
– Allez, on va pas discuter 107 ans ! Je le jette, j’ai compris ! Tiens voilà, dans la pile « à jeter ». T’es contente ?
– …
– Quoi ?
– Nan mais il est quand même pas mal, ce pull…

– Bon, et ça, c’est quoi ?
– …mon pantalon de ski…
– …
– …
*fou rire général*

– Ca tu peux jeter, on le met jamais.
– Tu débloques ? Je le mets tout le temps !
– C’était quand la dernière fois ?
– C’était… heu… je sais pas. Y a pas longtemps.
– Arrête de mentir. Je peux lire tes pensées tu sais. Je suis toi.
– Oui bon, ça va, hein. C’était en mars.
– De quelle année ?
– grumpf
– Réponds à la question.
– 2007…
– Voilà. Et tu faisais quoi en 2007 ?
– Bah chais pas moi. Des trucs cool, sûrement.
– Tu passais ton bac.
– Ha oui, j’ai fait ça aussi tiens. C’était rigolo.
– C’ETAIT IL Y A DES MILLIONS D’ANNEES ! JETTE CE TRUC IMMEDIATEMENT !
– Maiiiis !

Etre un homme vs être une femme, vu par Spotify et ses playlists :

spotify_playlists_hommes

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No comment.

Ma Saint-Valentin

Cette année, ma Saint-Valentin a été nettement plus glamour que l’année dernière (souviens-toi…).

Je ne suis pas quelqu’un de matérialiste. Je préfère donner que recevoir (NB : ceci ne s’applique pas aux impôts). Une pensée, un mot doux, un geste tendre me touchent plus que n’importe lequel des cadeaux. Je suis un peu le Bouddha de la relation amoureuse (les bourrelets en moins)(vos gueules)(j’anticipe).

Et cette année, oh, cette année… J’ai été comblée. Émerveillée. Enchantée.
Je n’avais pas connu de si beau présent de Saint-Valentin depuis 2008, l’année à laquelle mon pote Riou m’avait offert une rose à l’improviste, sans raison aucune.
(…bon, OK. J’avais peut-être subtilement laissé entendre que j’étais légèrement frustrée de ne jamais recevoir de fleurs. Mais quand même. Ce type est mon héros.)

J’étais presque aussi émue que le jour où mon frère m’a offert un plein sachet du colorant auquel je suis hautement allergique.
Presque aussi heureuse que le jour où j’ai reçu un presse-agrume comme cadeau de Noël de la part de ma belle-mère, l’année de mes 3 ans.
Presque aussi flattée que le jour où ma grande-tante, visitant mon appartement pour la première fois, m’a déclaré solennellement « Tout est mignon, chez toi. Sauf toi. »

(ma famille est formidable)

Mais qu’ai-je bien pu recevoir qui me plonge dans un tel émoi ?
Une lettre d’amour. Une lettre magnifique. Rien que pour moi.

J’ai hésité à en parler içi, parce que je n’aime pas trop déballer ma vie privée. (genre…)
Et puis je me suis dit, au diable les principes, je n’ai pas de secret pour vous.
Et puis j’aime bien vous rendre jaloux en agitant mon bonheur sous votre nez enrhumé.

Alors voilà. Je ne l’ai encore montrée à personne, mais pour vous, je partage le début de cette lettre qui m’a renversée d’émotion :

Une jolie lettre d'Hadopi

<3

xoxo,

The glorious queen of the freaking void

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